Le chant des Partisans

Publié le par eldereth

C'est à Joseph Kessel et à son neveu Maurice Druon que l'on doit le texte français du Chant des partisans, en mai 1943, composé par Anna Marly. Le Chant des Partisans, "La Marseillaise de la Résistance", fut créé en 1943 à Londres. Immédiatement, il devint d'hymne de la Résistance française, et même européenne. Hymne de la Résistance, "Le Chant des Partisans" est aussi un appel à la lutte fraternelle pour la liberté. Il accompagne de nos jours dans leur dernière demeure les hommes et les femmes de l'ombre. 

 Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé ! Partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme !
Ce soir, l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.
Sifflez compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades
Sortez de la paille, les fusils, la mitraille les grenades...
Ohé ! les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé ! saboteurs, attention à ton fardeau...dynamite !
C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères,
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse la misère...
Il y a des pays où les gens au creux du lit, font des rêves ;
Ici, nous vois-tu, nous on marche, et nous on tue, nous on crève.
Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe...
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre a ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Sifflez compagnons dans la nuit la liberté nous écoute...
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Sifflez compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute...
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Publié dans Divers

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B
Comme un murmure qui s'élève, les premières goutes d'eau tombent du ciel comme les larmes des yeux de nos pères, qui, un jour, prirent les armes... Abandonnant leur vie pour se jeter dans les bras de leur destinée, leur souffle d'un instant a éteint le feu de la haine, dont nous devons à jamais empêcher les braises de bruler à nouveaux nos âmes...
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